Protéger la planète en étant un voyageur responsable

C’est l’été et c’est donc l’heure des nombreux départs en vacances, apprenez les ficelles pour faire de vous un voyageur responsable. Les vacances sont l’occasion de mettre un terme à la fameuse routine « métro, boulot, dodo », de s’imprégner d’une nouvelle culture, d’enrichir ses connaissances linguistiques ou tout simplement l’occasion de prendre un repos bien mérité. Le tourisme est devenu un secteur d’activité planétaire faisant vivre des millions de personnes à travers la planète. Le tourisme de masse constitue un danger pour notre planète, sa faune, sa flore, ses habitants…

Pourquoi être un voyageur responsable ?

Loin de là l’idée d’écrire un article moralisateur vous dictant les bonnes et les mauvaises choses à faire et à ne pas faire en voyage. Mais voyez plutôt cet article comme un guide donnant des pistes de réflexions pouvant faire de vous un voyageur responsable et respectueux de la culture dans laquelle il met les pieds.

Voyager, découvrir de nouveaux endroits, capturer des moments inoubliables, c’est un luxe que peu de gens peuvent s’offrir si l’on rapporte cela à la population mondiale. Cependant, ces « peu de personnes » peuvent suffire à participer à la destruction de merveilles naturelles ou encore de cultures locales. Il est selon moi primordial de revoir sa façon de voyager et donc de devenir un touriste responsable.

« Il n’y a pas de mauvais voyageurs, mais des voyageurs mal informés » a dit M. Buot, directeur de l’association Agir pour un tourisme responsable.

Je vous invite sans plus attendre à découvrir ces quelques conseils qui, si vous les acceptez, feront de vous un super-voyageur responsable !

Tout voyageur responsable commence par préparer son voyage

Les préparatifs du voyage sont très importants, ils vous permettront de ne pas vous retrouver face à l’imprévu une fois arrivé à destination. Parlons-en d’ailleurs de la destination ? Comment la choisissez-vous ? Savez-vous que chaque année, vous pouvez retrouver un top 100 des destinations vertes qui est établi par l’organisation Green Destinations, vous pourrez peut-être y découvrir de merveilleuses perles !

Une fois votre destination établie, regardez pour vous rapprocher de professionnels engagés dans le tourisme responsable, comme les : agences de voyage, les compagnies aériennes…

Informez-vous bien sur les habitants, leur culture, leur mode de vie, leur religion… Tout ce qui vous permettra de vous intégrer au maximum dans cette nouvelle destination et montrer aux habitants locaux que vous avez fait l’effort d’apprendre leur coutume. Ils en seront ravis.

Dans votre valise, n’emportez que l’essentiel. Gardez toujours de la place dans la valise pour ramener des souvenirs. Là-bas, vous pourrez privilégier les souvenirs locaux et vous pourrez vous renseigner si le pays a pour coutume l’usage de différentes techniques de marchandage pour négocier les prix, ou s’il est coutume de laisser ou de ne pas laisser de pourboire.

Une fois à destination, devenez un touriste responsable

Mettez-vous toujours à la place des populations locales, par exemple, qu’est-ce que vous aimerez que l’on fasse et qu’on ne fasse pas dans votre ville/village ? C’est à reproduire à l’étranger. Par exemple, si vous visiter des lieux de cultes : évitez le bruit, regardez la manière de s’habiller auprès des autres pour observer si vous risquez de ne vexer personne. Ne photographiez pas d’inconnu sans avoir son accord au préalable. Cela va de soi, mais vous serez surpris de remarquer que beaucoup de photos de populations rurales. Ayez toujours en tête qu’en voyage, vous n’êtes plus à la maison ; vous êtes l’invité d’un territoire qui vous est méconnu. Cela va de soi, mais l’expression « le client est roi » ne fonctionne pas vis-à-vis des populations locales. Il peut arriver que vous arrivez dans un pays où les petits surnoms amicaux donnés aux touristes sont répandus («toubab », « z’oreille »…), ne vous énervez pas, ce n’est pas méchant, au contraire c’est dans la majorité des cas très affectueux.

La consommation des ressources est également quelque chose à quoi pense un voyageur responsable. Pensez simplement que l’eau courante peut être un luxe lorsque vous vous trouvez dans des pays en développement. Il faut donc veiller à ne pas la gaspiller et également à ne pas la polluer. Privilégiez donc les douches très rapides et regardez pour utiliser du savon et du shampoing biodégradables. Lorsque c’est possible, évitez d’utiliser la climatisation afin de ne pas sur-consommer l’électricité.

Le touriste responsable respecte également la nature

Ne nourrissez pas les animaux sauvages, sauf si cela est autorisé. Cela bouscule leur régime alimentaire. Lorsque vous êtes en pleine nature, évitez de crier et faire du bruit pour un rien ; cela dérange l’écosystème dans lequel vous vous trouvez. N’encouragez pas le commerce de peaux, fourrures, défenses… Ces pratiques sont très souvent barbares, issu du braconnage et est responsable de l’extinction de nombreux animaux. En forêt, respectez le balisage des chemins ; cela vous évitera de vous perdre et également de piétiner et détruire la flore sauvage. Ne cueillez ni fleurs, ni plantes sur votre passage car comme les animaux, la flore peut être également en voie d’extinction.

En bateau ne jetez surtout pas l’ancre au beau milieu d’un récif de corail ; sa régénération prend des décennies. Ne jetez surtout pas vos mégots de cigarettes sur la plage, ou dans la rue ; les océans commencent dès les égouts !

« Seule l’empreinte de nos pas doit rester derrière nous, laissons le meilleur des souvenirs à nos hôtes » - Première charte éthique du voyageur, 1996.

Quel équipement pour un touriste responsable ?

Un bon investissement est celui des lampes et des chargeurs de téléphones solaires, ils ont une durée de vie très grande et sont rentabilisés au fil du temps. Évitez l’huile solaire à la plage, celle-ci ne se dissout pas dans l’eau ; préférez donc l’utilisation de lait solaire. Dans l’eau, l’huile solaire forme une sorte de filtre ralentissant la photosynthèse des plantes marines. Munissez-vous d’équipements réutilisables et évitez au maximum l’utilisation d’équipement jetable. Par exemple, vous pourrez facilement vous procurer des ustensiles de cuisines fait de métal qui en plus d’avoir une durée de vie infinie, ils vous permettront d’éviter les gobelets, les couverts jetables et les assiettes en plastiques.

 

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