Les origines et l’histoire de l’écologie

Le terme « écologie » est au cœur de l’attention depuis quelques années, mais savez-vous réellement qu’elle est l’histoire de l’écologie ? Nous allons voir dans cet article comment la science de la protection de la planète, son écosystème, sa faune et sa flore a été inventée.

Les origines du terme « écologie »

Le terme « écologie » vient des mots grecs oikos qui signifie la maison et logos qui signifie la science. C’est donc littéralement la science de la maison.  L’écologie désigne donc la science étudiant les conditions d’existence et les relations entre les organismes et leur milieu. Le grand principe de l’écologie est que chaque être vivant vit en relation continue avec la totalité des composants de son environnement. Vers 1850, le célèbre Charles Darwin ; père de l’ « évolution des espèces », publie un ouvrage intitulé « De l’origine des espèces ». Cet ouvrage propose une représentation évolutives des espèces, contrairement à la représentation statique que l’on avait jusqu’à ce jour. En 1859, dans le préambule de cet ouvrage apparaît le terme d’ « économie de la nature ». Charles Darwin y décrit les relations entre les prairies de trèfles qui sont pollinisées par les principaux pollinisateurs ; les mulots qui mangent ces pollinisateurs et les chats qui eux-mêmes mangent ces mulots.

Nous devons la réelle invention du terme « écologie » à Ernst Haeckel. Ce terme construit à partir de deux mots grecs (maison et science), apparaît en 1866 dans un ouvrage de ce biologiste allemand.

L’écologie remonte au temps des grandes découvertes

L’écologie est en réalité très très ancienne ; elle remonte même au temps des colonies. Lors des grands voyages de découvertes et de conquête organisé par les puissances européennes dès le XVIe siècle un réel mouvement de science de la nature a été alors créé. Des naturalistes embaqués afin de réaliser des inventaires de la flore, de la faune, des minéraux sur les territoires conquis. C’est dès cette époque que voit naître les premiers désastres écologiques nés à cause d’une surexploitation des ressources naturelles (qu’on imaginait inépuisable), des espèces animales disparaissent également par extermination directe pour leur plume, viande, peau…

Afin d’illustrer ces propos, on peut prendre l’exemple de l’Île Maurice. Cette île a été disputée par les Portugais, les Hollandais, les Britanniques et les Français. Quand les français arrivent sur cette île, ils constatent que la quasi-totalité des forêts de la côte avaient disparu. L’Île Maurice (appelé auparavant Îsle de France) devient la cible d’une nouvelle doctrine économique considérant les produits de la terre comme la source essentielle de richesse ; l’île devient alors un modèle utopique. La priorité à l’environnement est donnée pour des raisons esthétiques, morales et économiques. On y instaure des lois pour l’environnement, comme l’obligation pour les propriétaires de maintenir 25 % de leur terrain boisé. En 1791, une loi réglemente les rejets de polluants dans l’eau par les industries. En 1803 un service forestier est même créé. C’est un réel appareil legislatif qui se met en place.

L’évolution du terme d’écologie

Le géologue autrichien Eduard Suess observe que la vie se développe seulement dans des limites précises au sein de l’atmosphère (enveloppe gazeuze entourant la planète Terre que l’on appelle air), l’hydrosphère (terme désignant l’ensemble des zones d’une planète où l’eau y est présente) et la lithosphère (enveloppe rigide de la surface de la Terre). Grâce à cet observation, il invente le terme de « biosphère » en 1875. Ce terme désigne donc l’enveloppe de vie englobant la flore, la faune, les minéraux, les cycles de la matière…

En 1935, Arthur Tansley qui est alors un écologiste britannique décide d’inventer le terme d’écosystème en désignant le système interactif s’établissant entre la biocénose (ensemble des êtres vivants) et le biotope (le milieu de vie des êtres vivants). L’écologie devient la science des écosystèmes.

Attention, aujourd’hui, à ne pas confondre l’écologie et l’écologisme. Si l’écologie est, comme on l’a vu auparavant, la science des écosystèmes ; l’écologisme sont les partisans et les militants souhaitant défendre les informations tirées des études scientifique. Les chercheurs en écologie sont appelés les écologues, afin qu’ils ne soient pas confondus avec les militants.

Les sous-disciplines de l’écologie

Aujourd’hui, l’écologie fait partie des sciences biologiques et elle englobe beaucoup de disciplines comme la géologie, la biochimie, la géographie, l’histoire… L’écologie se décline en plusieurs sous-disciplines. La première est l’écologie de restauration qui va favoriser le rétablissement de la totalité des écosystèmes dégradés, endommagés ou encore détruits. L’écologie industrielle s’intéresse quant-à-elle à l’évolution du système industriel. L’écologisme ou encore l’écologie politique est un mouvement visant à un meilleur équilibre entre l’Homme et son milieu naturel en souhaitant des mesures pour la protection de la planète. L’écologie urbaine a été inventée à l’école de Chicago dans les années 1920, il s’agit d’un mouvement d’architecture et d’urbanisme visant à modifier la ville pour qu’elle devienne l’écosystème de l’Homme.