Le numérique rime-t-il avec écologie ?

ordinateur dans la nature pour confronter le numérique et la pollution

Depuis quelques années, on assiste à une vraie révolution digitale. Le numérique a permis la création de beaucoup d’outils qui, on ne va pas se le cacher, améliore grandement notre quotidien. Cependant, avec tous les problèmes liés au réchauffement climatique, une question revient souvent : est-ce que le numérique pollue ?

Quelques chiffres sur la pollution du numérique

Désolé pour les passionnés, mais la réponse est oui, l’utilisation que l’on fait d’Internet et des nouvelles technologies pollue. Et les chiffres sont là :

  • 10 milliards : c’est le nombre d’e-mails envoyés chaque jour dans le monde.
  • 140 millions : c’est le nombre de requêtes Google effectuées à l’internationale.
  • 19 : c’est le nombre de grammes de CO2 que génère un e-mail tout au long de sa vie.
  • 7 : c’est le nombre de grammes de CO2 que génère une requête Google.
  • 10 à 15 % : c’est le poids que le numérique a sur la consommation d’énergie mondiale ; si le numérique était un pays, il serait le troisième plus grand consommateur d’électricité mondial (situé juste après Chine et les USA).
  • 50 000 : c’est le nombre d’habitants que représente la moyenne de consommation énergétique d’un seul datacenter.
  • 60 % : c’est le poids que le numérique aura en 2025 sur la consommation d’énergie mondiale, selon une étude, si rien n’est fait aujourd’hui pour arranger cela. (https://sustainableict.ieee.org/blog/201509/ict-industry-tackles-growth-co2-emissions).

Ces chiffres n’ont pas pour objectif de vous effrayer, Internet est un outil magnifique qui permet beaucoup de choses et ouvrent la porte à un champ d’idées infinies. Cependant, il faut en connaître les risques afin d’en prévenir un quelconque désastre environnemental. Mais rassurez-vous, des choses concrètes sont déjà entamées.

Les GAFAM en marche vers l’écologie ?

Pour les néophytes d’Internet, GAFAM est l’acronyme rassemblant les cinq géants d’Internet : Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft.

Depuis quelques années maintenant, les poids lourds d’Internet ont entamé des actions concrètes pour la protection de l’environnement. Par exemple, on peut citer Google, qui depuis 2015 a entamé la construction de datacenter alimentés à 100 % par des énergies renouvelables.

Amazon, le leader de l’e-commerce a permis la création de plusieurs gigantesques parcs éoliens à travers le monde. Lancée dans l’énergie renouvelable, la société a également décidé d’installer des panneaux solaires sur le toit de leurs centres de tri et d’expédition.

Les géants d’internet pourront donc montrer la marche à suivre afin de responsabiliser sur les problèmes environnementaux liés à l’évolution du numérique.

Devenir consommacteur pour réduire l’impact du numérique sur l’écologie

Ce qui est génial avec Internet, c’est que n’importe qui peut changer ses habitudes de consommation sans aucun réel effort. Il s’agit simplement de savoir quelles actions effectuer afin de bien agir.

Notre boite mail, une usine à pollution ?

Nous avons vu avant que la durée de vie d’un e-mail créé en moyenne 19g de CO2. C’est pour cette raison que l’une de nos premières actions en tant que consommateur responsable d’Internet sera de vider ses boîtes mails. Cela peut paraître long de supprimer ces quelques milliers d’e-mails non-lu, mais la planète vous dira merci ! Profitez de ce nettoyage de printemps afin de vous désabonner des newsletters que vous ne lisez plus, pour cela, c’est facile. En bas de chaque newsletter se trouve un bouton « se désabonner », cliquez, c’est fait !

Adapter mon utilisation de Google pour l’écologie

On s’est attaqué aux mails, et maintenant ? On va essayer tous ensemble de réduire notre nombre de requêtes Google quotidiennes, ne vous en faites pas, c’est facile ! Afin de faciliter la compréhension, nous allons essayer de vous simplifier au maximum les explications. Imaginons que Google se comporte comme un livreur. Lorsque vous recherchez sur Google, le mot « facebook », il va partir voir ses supérieurs, revenir vers vous et vous montrer la liste de tous les résultats. De là, vous allez choisir le résultat, donc en général, le premier site qui s’offre à vous. Et donc le petit livreur Google, va encore une fois aller voir ses supérieurs afin de vous afficher le site demandé. Comment agir pour éviter à ce livreur de faire un aller-retour pour rien ? C’est extrêmement simple !
Par exemple, lorsque vous allez sur Facebook, au lieu de taper « Facebook » sur Google, pourquoi ne pas directement taper l’adresse dans votre barre de lien située en haut de votre navigateur ?

pollution numérique

En effectuant cette simple action, vous permettez d’économiser de l’énergie, sympa non ? Vous pouvez également enregistrer vos sites préférés en « favoris », cela permettra de vous rendre facilement sur ces différents sites.

Smartphone, les gestes pour la planète

Pour les utilisateurs de smartphones ? Il y a aussi quelques gestes faciles que vous pouvez adopter pour réduire l’impact écologique de votre matériel. Tout d’abord, pensez à toujours fermer vos applications, lorsque vous ne faites pas cette simple action ; vos applis fonctionnent en arrière-plan en continuant d’utiliser les ressources de votre téléphone portable. Cela permettra ainsi d’économiser de la précieuse batterie.

Si vous êtes comme j’étais il y a peu de temps, vous avez probablement un tas d’application sur votre smartphone ? Mais sont-elles réellement toutes utiles ? Pensez à supprimer les applications que vous n’utilisez plus ! Petite astuce : si vous hésitez entre supprimer ou garder une application, supprimez-la, si elle était réellement importante, vous n’auriez pas hésité !

Pensez également à mettre vos smartphones sur le mode économie d’énergie, à désactiver constamment le Bluetooth lorsque vous ne l’utilisez pas, à baisser la luminosité de vos écrans quand cela est possible et à mettre le mode avion lorsque vous dormez !

Planter des arbres grâce à mes recherches internet ?

Avez-vous entendu parler d’Ecosia ? https://www.ecosia.org/?c=fr Il s’agit d’un moteur de recherche, qui fonctionne tout comme Google.
S’il fonctionne comme Google, pourquoi utiliser Ecosia ? Tout simplement parce que ce moteur de recherche porte le projet ambitieux de planter des arbres à travers le monde. Un compteur montre le nombre d’arbres plantés grâce à Ecosia et c’est réellement impressionnant !

L’article vous a plu ? N’hésitez pas à le partager à vos amis et devenons tous ensemble consommacteur !